La réinvention des routes incas : représentations et construction de la mémoire au Pérou (2001 – 2011).
Par Sébastien Jallade.
Article original publié en francais dans la revue de l'université de Paris 10 Nanterre/CNRS, France: Droit et Cultures n°62, “L'homogène et le pluriel, L'exemple de la multiculturalité au Pérou”, Paris, L’Harmattan, 2011/2. Traduction en espagnol en janvier 2012.
La reinvención de las rutas incas: representaciones y construcción de la memoria en el Perú (2001 – 2011).
Resumen: El Qhapaq Ñan (camino principal andino) constituye un ejemplo revelador de institucionalización de la memoria en el Perú contemporáneo, caracterizado por cuatro factores: el papel central otorgado a los científicos y a las organizaciones internacionales que genera patrones de desarrollo y patrimonialización; la prioridad concedida por el Estado peruano a una representación simbólica del territorio, orientada a un público cada vez más globalizado; la "Caminata por la paz", una conmemoración exitosa de orden político, que despertó un fuerte eco popular, pero no contó con apoyo de la élite; finalmente, los proyectos de turismo sostenible inspirados por ideales de conservación y autenticidad que no lograron concretizar sus proposiciones en la realidad. Salvo la “Caminata por la paz”, estas estrategias no han conseguido involucrar a las comunidades locales en el tiempo, pese a los objetivos inicialmente trazados. Esto revela las dificultades y conflictos que plantea la representación de los Andes peruanos dentro del contexto de un país pluricultural.Artículo original publicado en francés en la revista de la Universidad de Paris-10 Nanterre/CNRS, Francia: Droit et Cultures n°62, “L'homogène et le pluriel, L'exemple de la multiculturalité au Pérou”, Paris, L’Harmattan, 2011/2. Traducción al español en enero de 2012.

Serie “Les hommes, culture populaire”: peinture murale, art graphique, Zaña (Lambayeque, 2008).
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Résumé : Le « Qhapaq Ñan » (chemin principal andin) constitue un exemple éclairant d’institutionnalisation de la mémoire au Pérou, marqué par quatre facteurs : le rôle central dévolu aux scientifiques et aux organisations internationales favorise l’irruption de logiques de développement et de patrimonialisation; l’État péruvien privilégie une représentation symbolique du territoire au profit d’un public de plus en plus globalisé; la « Marche pour la paix », une commémoration politique ancrée dans le contexte local, a été marquée par un succès populaire important, mais non relayé par les élites; enfin les projets fondés sur des objectifs de conservation et d’authenticité ont échoué à donner une réalité concrète à leurs propositions. A l'exception de la "Caminata por la paz," ces différentes stratégies n’ont jamais réussi à impliquer durablement les communautés riveraines, et ce malgré les objectifs affichés à l’origine. Elles témoignent des enjeux contradictoires de la représentation des Andes péruviennes dans le contexte d’un pays pluriculturel.
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