Le coeur de San Marcos est aménagé en parc urbain doté d'un éclairage public moderne (photo), de jardins, d'une fontaine et de bancs. On distingue, en arrière-plan, des structures classiques de l'architecture urbaine andine : maisons à deux niveaux avec façades en plâtre peint alignées le long de la place, balcons en bois. Par sa position dans la vallée et son articulation entre Cajamarca et Cajabamba, San Marcos est une ville importante de négoce pour le secteur (foire aux bestiaux etc...), devenue capitale de province.
La place centrale est le lieu symbolique de l'espace public andin, encadrée le plus souvent par les principaux édifice représentant les pouvoirs politiques, religieux et militaires (ou policier). Cette organisation territoriale provient de l'héritage colonial : des plazas de armas (places d'armes) furent aménagées par les Espagnols dans les plus grandes villes du Pérou (Lima, Arequipa...). A l'époque Républicaine, elles furent conservées comme centre du pouvoir : l'autorité politique d'un côté (Présidence, capitale de région, mairie), l'autorité religieuse de l'autre (cathédrale, église, chapelle) et enfin, mais de façon moins systématique, l'institution militaire ou policière (ministère de la Défense, commissariat...). Ce lieu de rencontre est suffisamment grand pour accueillir, de temps à autres, des festivités culturelles, religieuses et sociales.