Canchan Silva témoigne de son expérience de métallurgiste dans les forges de La Oroya : la dignité donnée par un emploi stable, la participation à un projet industriel hors norme, la fierté d'être mineur, les problèmes de santé, les combats syndicaux, son travail dans la fonderie et les techniques de forage... Une fois à la retraite, il a choisi de vivre dans le village de son enfance, avec sa femme, à Tarmatambo. Leur maison est très proche du tronçon central andin du Qhapaq Ñan. Cependant, son usage social par les populations riveraines est devenu très faible, voire inexistant, à l'exception du chemin piétonnier traversant la communauté, faisant de fait de Tarmatambo un village isolé vidé en partie par les habitants en âge de travailler.
Note : entretien réalisé dans le village de Tarmatambo (point GPS). Le site industriel de La Oroya était considéré en 2008 comme un des six sites les plus contaminés de la planète par le Blacksmith Institute (cf. reportage publié sur le site Internet du magazine XXI, le 5 février 2008, par Sébastien Jallade : http://www.leblogde21.com/article-16339607.html).